Quand roule sur la plaine le vent comme un torrent
Et que sa voix terrible fait courir les nuages
Ici bas sur la terre, où je vais cheminant,
Revient dessous son aile une paix d’un autre âge.
L’humain tohu-bohu qui jamais ne s’endort
Ne me suit pas ici, où paissent ses cavales.
Sous les ogives bleues de son manteau sonore
Au monde exténué s’ouvre une cathédrale.
Une nef, un refuge où se rue la lumière
Qui passe en chatoyant aux vitraux des nuées,
Jetant de longs reflets fugaces sur la terre,
Sur les collines bleues dans l’azur prosternées.
Sous les voûtes du vent s’élève l’alouette,
Jetant son tintement aux rayons du matin,
Et sur le blé en herbe, éparses les mouettes,
Etirent en criant leurs longs filets marins.
Aux poteaux électriques, vibrantes et profondes,
Des orgues monotones chantent leur psalmodie.
Les chardons dans les prés secouent leurs têtes rondes,
Dont le carillon mat suit mes pas recueillis.
Tout alentour célèbre, le monde est en prière,
Et ton Nom dans mon cœur déplace le silence.
L’oiseau qui s’y repose est chaud comme naguère,
A l’aurore de ma vie, le soleil de l’enfance.
Et que sa voix terrible fait courir les nuages
Ici bas sur la terre, où je vais cheminant,
Revient dessous son aile une paix d’un autre âge.
L’humain tohu-bohu qui jamais ne s’endort
Ne me suit pas ici, où paissent ses cavales.
Sous les ogives bleues de son manteau sonore
Au monde exténué s’ouvre une cathédrale.
Une nef, un refuge où se rue la lumière
Qui passe en chatoyant aux vitraux des nuées,
Jetant de longs reflets fugaces sur la terre,
Sur les collines bleues dans l’azur prosternées.
Sous les voûtes du vent s’élève l’alouette,
Jetant son tintement aux rayons du matin,
Et sur le blé en herbe, éparses les mouettes,
Etirent en criant leurs longs filets marins.
Aux poteaux électriques, vibrantes et profondes,
Des orgues monotones chantent leur psalmodie.
Les chardons dans les prés secouent leurs têtes rondes,
Dont le carillon mat suit mes pas recueillis.
Tout alentour célèbre, le monde est en prière,
Et ton Nom dans mon cœur déplace le silence.
L’oiseau qui s’y repose est chaud comme naguère,
A l’aurore de ma vie, le soleil de l’enfance.
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