jeudi 30 janvier 2014

Le cimetière de Cavillargues




Les oiseaux tintant au matin,

Le clocher sous son chapeau gris,

Je m’en vais promenant les chiens

Sous les nuages épanouis


Et mes pas me conduisent ici

Devant ce portail entrouvert

Où le soleil passe à travers

De ces branchages pleins de nuit.


Des anges vont déambulant

Très haut sur les crêtes dorées

Des nuées tout juste levées

Qui glissent au revers du temps


Du temps qui déjà m’est compté

A petits pas, petits matins,

Petits bonheurs et vieux chagrins,

Sur le bord de l’éternité.


Vertige des années passées

Ou sont-elles donc toutes parties

Si vite me laissant esseulée

Aux confins plats de cette vie.


D’ici l’on voit déjà la mer

Sans fin, sans fond et sans ténèbres

Ou la houle apporte et célèbre

La venue de ce bateau clair.